contacts l plan du site l téléchargez le dossier de présentation l liens l crédits English version 

> News

Endurance en images

L'Endurance Book 2008 est en kiosque depuis le 20 décembre 2007. Il comporte un DVD dans lequel figure...
 Lire la suite

Jury de stars

Le jury de Raid in France sera composé de 3 personnes, dont Béatrice Piolat...
 Lire la suite

Notre team "partenaires"

Raid In France bénéficie de l’appui de nombreux sponsors privés...
 Lire la suite


  Course
 

Coureurs
  Bénévoles
  Partenaires
  Presse


Les équipes témoignent...
  FAQ
  Photos
  Vidéos
  Liens
 

La course au jour le jour
  Classement final
 

News d'avant et d'après course
  Nos Pyrénées
  English version
 

Durant nos reconnaissances printanières et les longs mois de l’hiver 2007 passés à parcourir les Pyrénées, nous - enfants des Alpes et du sud-est de la France pour l’essentiel - avons été littéralement bluffé par la force et la majesté des sites pyrénéens, par leur extravagance tout autant que leur subtilité et cette incroyable diversité de rencontres qu’ils génèrent.
Un périple initiatique dont nous livrons ici quelques brides, sans prétention, si ce n’est celle de rendre hommage à cette nature contrastée et entière, théâtre idéal à nos yeux de la première édition de Raid in France.


SITES REMARQUABLES, HISTOIRES ET RITES LOCAUX

Lourdes, ville de départ de Raid in France 2007.
Au sud-ouest du département des Hautes-Pyrénées, blottie dans un bassin de verdure, appuyée sur les premiers contreforts pyrénéens, se situe Lourdes. Une agglomération de 16 000 habitants, noyau central d'où partent les vallées de Batsurguère, de Castelloubon et d’Argelès, cherchant à atteindre la montagne et les vallées de Lézignan, d'Arcizac, de Pau et de Tarbes.
S'estompent vers le sud, les crêtes blanches des pics pyrénéens, tandis qu’au nord, se dévoile un chapelet de verdoyantes collines.
Comme s'il fallait encore à ce paysage la marque du génie, le Gave, à demi dompté, venant de Gavarnie, grossi par les torrents de Barèges et de Cauterets, traverse l'agglomération pour, capricieusement, s’échapper vers l'ouest afin d'honorer de ses faveurs la plaine du Béarn et de se donner à la Cité d'Henri IV où il prend le nom de Gave de Pau.
Enfin, dressé fièrement au milieu de la cité, largement reposé sur son escarpement de granit, le château fort, magnifique et unique.

A lui seul, l’été, le petit village de Gavarnie accueille plus d’un million de visiteurs. C’est là, à la frontière de l’Espagne, que le gave de Pau prend sa source. En 1997, le massif du Mont-Perdu, dont font partie le cirque de Gavarnie et sa cascade majestueuse, a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le chemin de la mature, une belle histoire. En 1660, Louis XIV et son ministre Colbert veulent créer une véritable marine de guerre et se tournent vers les Pyrénées Occidentales et la vallée d’Aspe en raison de leurs conditions extrêmement favorables d’exploitation du bois. Des ingénieurs de la marine sont dépêchés pour tracer un réseau de chemins d’accès destiné à permettre la descente des troncs (pour la fabrication des mâts des bateaux). Le chemin dit « de la mature », terminé en 1772, est le plus spectaculaire car taillé à même la roche dans une falaise verticale impressionnante. Il mesure 4 m de large, 4 m de haut et 900 m de long.

Le refuge de Packe, un hommage à Charles Packe (1826-1896).
Plutôt que de se morfondre au barreau britannique, cet avocat anglais se consacre aux Pyrénées à partir de 1857. Sa passion de la montagne est totale. Très vite, il réalise une carte des Monts Maudits qui, comme tout le versant espagnol, étaient fort mal connus. Non seulement botaniste en herbe, il se révèle un remarquable écrivain. et réalise de nombreuses courses de difficultés, dont la troisième ascension des Posets en 1861, la deuxième du Balaïtous en 1864 et la première de la Munia par le versant nord.
Modeste, ce grand explorateur marqua les Pyrénées de son empreinte et baptisera, sur le col de Rabiet, un refuge, construit en 1895, dont il contribua au financement. C'est un acteur majeur du Pyrénéisme.

Retenez du fort du Portalet que, durant la Seconde Guerre Mondiale, il fut occupé par une garnison allemande et sert de prison politique à Daladier, Blum ou Gamelin. Il est aujourd’hui classé monument historique car considéré comme « l’une des défenses les plus abouties de toutes les fortifications des Pyrénées, un jalon important dans l’histoire des fortifications du XIXe siècle, s’insérant de façon exceptionnelle dans son environnement paysager ».

S’étendant sur 17 300 hectares, la forêt d'Iraty est considérée comme la plus grande hêtraie d'Europe. Située dans une zone très peu peuplée, elle a gardé un aspect sauvage et mystérieux, alimenté par de nombreuses légendes basques.
C'est au XIXe siècle qu'elle devient l’un des centres d'approvisionnement des forges de Larrau et de Mendive : l'ère des grandes coupes commence. En 1866, le projet de création d'une route d'accès conduit à la vente, en 1898, d'une coupe extraordinaire de 89 000 m3. Mais il faut attendre 1927 pour que commence l'exploitation par câble. Une scierie est installée à Mendive, reliée au plateau d'Iraty par un tri-câble de 13 kilomètres de long. Les coupes sont suspendues en 1953.

Les gorges pyrénéennes, autant de prétextes à d’extraordinaires voyages au pays des canyons. Citons les gorges de la Haute Soule : Kakuetta, une faille étroite et profonde pour cœurs bien accrochés, qui force l’admiration et le respect  mais aussi Holzarté et sa passerelle construite en 1920 pour le transport du bois provenant de la forêt d’Iraty et enfin Ehujarre.

Faune

Lou Moussu, c’est ainsi que les Pyrénéens appellent leur ours, c’est-à-dire… Le Monsieur ! Loin des polémiques et des débats, cette dénomination est une marque de respect partagé, le signe d’un ralliement à son existence en tant que patrimoine naturel incontestable des montagnes pyrénéennes.
Il y a 40 ans, on dénombrait de 60 à 80 ours dans les Pyrénées. La disparition de Cannelle en novembre 2004, dernière ourse de souche pyrénéenne, fut pour les amoureux de la biodiversité une véritable catastrophe.
Aujourd’hui, suite aux différentes réintroductions, on dénombre moins d’une vingtaine d’ours dans les Pyrénées centrales et les Pyrénées atlantiques. Mais ce plantigrade attachant reste partout présent : la littérature locale, les contes et légendes, les fêtes de villages, les noms de lieux…

Savez-vous que les truites fario, les saumons et les ombles chevaliers abondent dans les eaux vives et pures des altitudes pyrénéennes. Et que la pêche est autorisée dans le très beau Parc National des Pyrénées … avis aux amateurs !

Le patou ou pastou (de "pastre", berger), gros chien blanc d'origine pyrénéenne, est là pour veiller sur les troupeaux de moutons. Son utilisation avait quasiment disparu mais la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées et la présence du loup dans les alpes l’a remis à l’honneur.
Contrairement au chien de conduite, dont le travail consiste à diriger et rassembler le troupeau, le Patou est autonome; il accompagne et veille sur ses bêtes jour et nuit, créant une zone de protection et prêt à éloigner tout intrus.
Marcheurs et vététistes, repérez-le et ne le dérangez pas dans son travail.

L’izard, c’est notre préféré : on en compte plus de 6 000 dans le seul Parc National des Pyrénées. Différent du chamois en raison de sa petite taille et de sa rousseur en été, il arpente, au gré des saisons, les hautes altitudes, les estives et les forêts. Le croiser – ce qui arrive assez fréquemment – est un pur bonheur.

Le desman, une rareté, espèce endémique des Pyrénées insolite et méconnue. Ce petit animal vit dans les torrents et les lacs d’altitude. Pour peu que vous ayez la chance de le rencontrer, son allure de taupe munie d’une trompe et de pattes palmée, ainsi que son agitation permanente, vous amuseront. Mais ne le dérangez pas ; en raison de son adaptation étroite à un milieu aquatique de grande qualité, il s’agit d’une espèce très fragile.

Flore

Une vieille montagne au nord chahutée par une jeune au sud. Les rivières qui en dégringolent se rejoignent pour fertiliser le bassin central, qui les conduit doucement vers l'océan. À la merci d'influences diverses, les Pyrénées se fragmentent en une infinité de pays, chacun marqué par une végétation bien spécifique.
Plus de 4 500 variétés, dont quelque 160 espèces endémiques, sont recensées dans les Pyrénées, disséminées au gré des influences climatiques.
Compte tenu du contexte écologique propre aux Pyrénées, certaines de ces plantes sont spéciales aux Pyrénées et donc absentes des autres grandes chaînes. D'autres, communes à plusieurs massifs, ont pu disparaître ailleurs et ne subsister que dans les Pyrénées.

Bouquet de ces endémiques qui font l'originalité de la flore du massif pyrénéen :

Le lis des Pyrénées (Lilium pyrenaicum), grande fleur jaune vif ponctuée de taches brunes possédant des propriétés médicinales. Elle soigne les plaies, les brûlures et les piqûres. Pouvant aller de 40 à 120 centimètres, ce bulbe est de forme arrondie et prend une couleur rose clair lorsqu'il est exposé à l'air.

L’onopordon (Onopordon acantbtum), appelé aussi chardon à feuilles d'acanthe ou herbe aux ânes, a plus d'un usage. Médicinal d'abord, la racine employée en décoction guérirait les maladies vénériennes. À l'extérieur, le suc des feuilles a été utilisé sur les dermatoses d'origine parasitaire et même sur les ulcères. L'onopordon fait aussi partie des plantes alimentaires sauvages : ses capitules non épanouis se mangent, bouillis, à la façon de l'artichaut dont ils ont à peu près le goût ; les racines jeunes sont bonnes cuites à l'eau et servies avec du beurre. On peut aussi manger la côte principale des feuilles jeunes, épluchée et apprêtée comme le cardon.

L'iris des Pyrénées (Iris latifolia) est un iris bulbeux originaire des Pyrénées et des Monts Cantabriques. Il forme une tige érigée de 30 à 70 cm, à courtes feuilles caulinaires engainantes, à l'extrémité de laquelle on trouve 2 à 3 fleurs bleu vif.

Plante herbacée de la famille des Rosacées, la benoîte des Pyrénées (Geum pyrenaicum) pousse au milieu des pelouses rocailleuses.

L'anthyllide de Bosc (Anthyllis vulneraria subsp. Boscii) produit des fleurs rosâtres. On trouve cette plante au calice très pointu dans les endroits ensoleillés.

Citons aussi l'ancolie des Pyrénées (Aquilegia pyrenaica), une très jolie plante herbacée. Mesurant entre 10 et 25 centimètres et de couleur bleu violacé, elle est assez rare.

Ces fleurs des montagnes sont jolies en toute saison : l'été, elles rayonnent avec le soleil et l'hiver, elles s'entourent de leurs parures blanches. Depuis 1967, il est interdit, sous peine d'amende, de cueillir la plus petite fleur qui soit dans la zone centrale du Parc National des Pyrénées. Elles y sont toutes protégées.

Belles pensées

Les paysages des Pyrénées ont inspiré de grandes et belles plumes. Florilège de quelques écrits poétiques, philosophiques ou tout simplement descriptifs.

« On a beau faire le tour du monde, on ne saurait rien voir de plus sublimes que les dernières minutes d'une belle soirée d'automne sur les sommets glacés des Pyrénées, alors que le silence et la désolation des nuits montent des plaines assombries et que les pics tout entourés d'azur ou de vapeurs pourpres rougissent comme de la braise. », Henry Russel.

"Pour avoir sous mes pieds l'eau verte d'un torrent.
J'allais donc triomphant sur cette énorme tête
Dont la neige est le casque et le glacier la crête,
Dont le roc est l'armure, et jusqu'à l'horizon
Je voyais se traîner sa robe de gazon.
C'était elle, c'était l'énorme sentinelle
Que Dieu même posa comme garde éternelle,
Séparant à la fois vagues et passions :
Ici deux Océans et là deux nations.
...
La lune dans le ciel était large et superbe
Et jetait ses clartés comme une double gerbe
Du peuple catholique au peuple très chrétien. »
Alfred de Vigny

"Je me souviens avec merveille
de ces quelques matins magiques
aux premières heures où le soleil
darde ses rayons d'or magnifiques.
Ils enflamment les cimes alentours ;
l'incendie formidable d'un nouveau jour.
C'est comme un heureux présage
une bénédiction sur ces parages.
Tapou ou Balaïtous sont du Vignemale
des spectres de granit, des murailles
quelques rares sommets épars
qui s'offrent ici et là à mon regard.
Dans la solitude que l'altitude a créée
les sommets crèvent enfin l'obscurité.
Ils émergent lentement de l'ombre.
Ils repoussent enfin la voute sombre.
Les Pyrénées s'offrent alors en majesté
dévoilent toute la beauté de ce mausolée,
dréssé dit-on par Hercule, oeuvre pure
dédiée à ses amoures, Pyrène et la nature."
François Gindrou, Aubes au Vignemale.

TU DIS QUOI ?

Pas facile de parler « avé l’accent pyrénéen » et parfois même de lire les cartes IGN… nous vous livrons quelques définitions utiles…

Le cacous est un abri sous roche. Pour « cabane », vous trouverez selon les vallées : coueyla, cujala, cuyéou, courtaous ou cayolar… Et pour « trou » : hourat, oule, canaou, caou ou goulet !
Un pic est un soum, tandis qu’un col devient un cot, un cotch ou un coyt.
Retenez aussi qu’un rocher isolé se traduit par mailhs ou cailhaous et un éboulis par arrailhes.

Allez, voici aussi quelques proverbes pour la route :

Que’s tirare deth lac de Lorda (il se tirerait du lac de Lourdes) : se dit de quelqu’un de débrouillard.

Ne troba pas calhaus ath gave (il ne trouve pas de cailloux au gave) : se dit de quelqu’un de plutôt empoté

Seteme que s’emporta las ponts o que sequa las honts (septembre emporte les ponts ou sèche les puits) : septembre, c’est le déluge ou la sècheresse … .

Sur cette dernière pensée, qui fait un peu trembler les organisateurs de Raid in France… adiu ou a dichat: salut !

> Nos partenaires ARWS