Raid in France - ADVENTURE RACING | WORLD CHAMPIONSHIP | NOVEMBER 5 – 16 2018| REUNION IS MAGIC

Qui a bien dormi ?

Publié le 10 novembre 2018

L’organisation impose aux équipes de prendre un total de 12 heures de sommeil obligatoire sur l’ensemble de la course, par tranche de 30 mn minimum à 4 heures maximum. Ces temps de repos sont pointés aux CP et aux AT. Leur gestion est donc stratégique, notamment pour les équipes de tête. Point ce jour à 11 heures.

Les rivières au programme

Publié le 10 novembre 2018

 

Journée aquatique sur ce championnat du monde 2018. Alors que les équipes de fin de classement étaient encore dans l’ascension du Piton des neiges, les premières se sont engagées tôt ce matin dans la portion de packraft : 45 kilomètres, 710 mètres de dénivelé positif et 1 370 mètres de dénivelé négatif. En guest stars : les 3 rivières de l’Est que les coureurs descendront… et même remonteront pour ce qui est de la rivière des Roches. Cette section va alterner progression sur l’eau, marche à pied et offrir quelques beaux rappels, notamment dans la cascade du bassin des Aigrettes.
Pour ce qui est des autorisations de navigation de nuit, les règles sont conformes à ce qui avait été annoncé lors du briefing de pré-course : blocage de la rivière du Mât à partir de 19 heures et jusqu’à 5h15 et blocage d’une portion de la rivière des Marsouins à partir de 17 heures et jusqu’à 2h00, ce qui concernera surtout les équipes de milieu et de fin de classement.
Il y avait de l’ambiance ce matin en tête de course lorsque les leaders, arrivés hier à l’aire de transition entre le trek et le packraft (TA1), se sont mis en route. « A l’heure pile, tout le monde s’est élancé, raconte Gilles Lelièvre, l’un des responsables de l’équipe eaux vives et kayakiste de renom pour avoir participer à plusieurs championnats du monde. Après quelques bouchons dans le premier rapide, les choses sont rentrées dans l’ordre. Maintenant, nous allons nous poster sur la rivière des Marsouins où il y a des rapides nécessitant toute notre vigilance. Mais je trouve les coureurs de tête en bonne forme… On leur a mis l’eau à la bouche en leur annonçant la suite du programme, notamment vers la ravine à Dudu ». En cet endroit précis, l’organisation a posé des cordes pour permettre l’accès à la rivière. Cette section, assurément, fera date sur l’île.

Photo : l’équipe  d’organisation lors des nombreuses reconnaissances opérées sur l’île.

Stratégie, stratégie…

Publié le 9 novembre 2018

Nuit stratégique sur la course. Compte-tenu de l’interdiction de navigation à partir de 19 heures sur la portion de packraft de la rivière du Mât, les équipes de tête sont en train de tenter le pari impossible : avaler cette rivière, qui prend sa source au Piton des neiges et traverse tout le Nord de l’île, dans la journée. Elles ont donc progressé vaillamment cette nuit. Certaines ont pris quelques heures de sommeil à la piscine de Cilaos (CP4) ; d’autres ont préféré dormir au gîte de la Caverne Dufour. Les Russes de Red Fox Adventure Team (62), les Suédois d’Haglöfs Silva (6) et de Swedish Armed Forces Aventure (5), ainsi que les champions du monde en titre Avaya (1) ont eu de la chance à ce petit jeu : à leur arrivée au refuge, les touristes s’en allaient et les équipes ont donc pu s’installer plus confortablement.
Reste à savoir maintenant si les coureurs progresseront suffisamment vite pour relever leur défi. « Entre le bas du Piton des neiges et jusqu’à AT1, la progression n’est pas évidente, a indiqué Pascal Bahuaud, directeur de course. Le sentier du Bras des Lianes n’est vraiment pas facile et les équipes commencent à être fatiguées ; elles ont mal au pied et reprennent des vitesses de progression plus conformes à nos pronostics ». Le Néo-Zélandais Nathan Fa’avae s’est cogné le genou contre un rocher ; son coéquipier Chris Forne porte actuellement un double sac à dos contenant tous les baudriers nécessaires à la portion de cordes dans les Aigrettes.
Pour ce qui est des équipes de milieu et de fin de classement, tout se passe plutôt bien. Celles qui arrivent à la piscine de Cilaos (CP4) prennent le temps de dormir, conformément à ce que l’organisation avait prévu. Les autres, plus en amont sur le parcours, restent dans des temps normaux.

A noter :
Team FMR (7): pénalité de 2 heures au CP4 pour matériel défectueux (lampe stromboscopique)
Team Transdev (19) : abandon du capitaine Jorge LLano en raison de crampes très douloureuses ; l’équipe continue à 3 mais hors-classement.

400 Team Naturex prend le lead

Publié le 8 novembre 2018

Ce championnat du monde des courses aventure à La Réunion propose aux 236 coureurs engagés un périple de 425 kilomètres au travers des plus beaux espaces de l’île. Les premiers mettront de 4,5 à 5 jours pour relever le défi et les derniers, de 7 à 8 jours. Un challenge tout autant physique que moral tant la progression s’annonce rude.
Aux premières heures de la course, depuis le village perché de Hell Bourg, le piton des neiges a envoyé un message de bienvenue aux coureurs en s’extirpant du brouillard qui l’enveloppe si souvent. Depuis la ligne de départ, tous ont admiré ce sommet emblématique des cirques de Salazie, Mafate et Silaos, le trio justement au programme de cette première journée et surtout de la section inaugurale de l’aventure : un trek de 106 kilomètres et 7 200 mètres de dénivelé positif. Aujourd’hui, les coureurs ont progressé entre les villages de Hell Bourg et de Cilaos dans une végétation dense et tropicale, laissant par endroit pointer de magnifiques vues à 360°. Ils ont aussi enchaîné trois rappels sur corde dans le canyon de Bras Marron et emprunté celui de Fleur jaune, l’un des plus célèbres de l’île pour son esthétique et sa verticalité. A ce jeux, ce sont les Français de 400 Team Naturex (3) qui ont pris l’avantage. Ils sont entrés dans la course avec méthode et une rigueur de métronome, gagnant du temps à chaque pas pour arriver en tête au check point 4 (CP4) de Cilaos, installé dans la piscine du village. A leurs trousses, les Suédois d’Haglöfs Silva (6), les Français de DSN 74 Hoka (17), les Néo-Zélandais et champions du monde en titre d’Avaya (1) et les autres Suédois du team Swedish Armed Forces Aventure (5). Un abandon est déjà à déplorer : celui de l’équipe britannique Peaklife Sport (39), dont l’une des féminines, Christine Howard, soufre de troubles grippaux. En fin de journée, toutes les équipes avaient franchi le CP2, à Aurères, au coeur du cirque de Mafate. C’est désormais une longue nuit de progression qui se profile pour tous.

Incollables sur la course !

Publié le 8 novembre 2018

Parmi les 59 enfants réunionnais qui ont participé au défilé des drapeaux et au prologue, sept d’entre eux sont scolarisés au sein de l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) de l’établissement Joseph Hubert situé à Saint-Joseph. Elisabeth Teissier et Delphine Pélerin, leurs enseignantes, reviennent sur cette aventure exceptionnelle vécue par la marmaille. 

Qu’est ce qui vous a incité à participer au prologue ?
Elisabeth Teissier
: Quand le responsable de la base de kayak de Saint-Pierre nous a informé de cet événement, nous avons saisi l’opportunité pour monter un projet éducatif. Nous étions persuadés que nos enfants déficients possédaient la capacité à relever le challenge. La rencontre avec Pascal Bahuaud nous a conforté dans notre volonté. Son discours nous a rassuré  sur notre projet et séduit en nous assurant qu’il ne traiterait pas différemment notre marmaille des autres participants.

Comment se sont préparés les enfants à ce prologue ?
E.T.
: Depuis la rentrée scolaire en août dernier, nous avons orienté l’enseignement de nos 17 élèves autour du championnat du monde des courses aventures. Nous avons abordé la lecture via le site internet, la géographie avec les pays participants et, bien sûr, le sport par un entrainement au kours la rou… Le règlement de la course a été mis aussi en images afin de faciliter sa compréhension. Ce travail a permis de sensibiliser les enfants au respect des règles et de leur apporter des repères.
Delphine Pélerin : Notre collègue enseignant Thomas Barbereau, qui participe au championnat du monde au sein de l’équipe Run Zourit (56) est venu un après-midi à la rencontre des élèves. Il est venu avec son matériel de course, notamment son VTT et son packraft que chaque enfant a dédicacé. La marmaille lui a posé toute sorte de questions sur la gestion du sommeil, la nourriture, l’hygiène…

Quel bilan faites-vous de votre participation ?
D.P.
: Les enfants sont sur un petit nuage depuis hier. Certains ne quittent plus leur dossard et ont même dormi avec. L’accueil des équipes et du staff a été exceptionnel. Notre marmaille s’est sentie valorisées et incluses dans l’événement. Merci aux organisateurs et aux équipes pour ce moment particulier qui leur ouvre de nouvelles perspectives. Pour la majorité d’entre eux, ils ont découvert un nouveau monde accessible : pour la première fois, ils ont entendu parler étranger, notamment danois, quitté le sud de l’île, déjeuné au restaurant…
E.T. : Notre marmaille s’est bien illustrée en terminant notamment 2e avec l’équipe Racing Denmark adventures (2) et 8e avec les Run Zourit (56). Mais au-delà de la compétition, cette expérience nous donne des ailes et l’envie de poursuivre. Nous envisageons de leur organiser l’année prochaine une mini-course aventure  sur deux ou trois jours avec un trek à Mafate, une descente en raft de l’une des rivières de l’Est et une section de VTT. Reste à financer le projet…

 

C’est parti !

Publié le 8 novembre 2018

À 6h du matin, ce sont les Espagnols de Columbia Vidaraid (2) qui ont pris le départ de ce championnat du monde des courses aventure à La Réunion en premier ; ils sont les gagnants du prologue d’hier, disputé sous la forme d’un kours la rou en relais dans le village d’Hell Bourg. Derrière eux sur la ligne de départ : les Danois de Racing Denmark Adventures (51) et les Français de Bim Bim Team (35). A 6h45, les 59 équipes avaient leurs cartes et leurs road books en main, prêtes à s’engager dans un long périple de 425 km. L’île sera en effet le théâtre de ce championnat du monde durant 5 à 8 jours de course non-stop.

Interview de Pascal Bahuaud

Publié le 7 novembre 2018

Ce matin, j’ai pu discuter avec Pascal Bahuaud au sein du PC course où le staff s’activait dans tous les sens. Généralement, il est quasiment impossible de pouvoir s’entretenir avec un directeur de course la veille d’un tel événement. Mais Pascal est le directeur de course le plus expérimenté au monde et son équipe avait tout sous contrôle. Cette course marque le 10ème anniversaire de Raid in France et est également le deuxième championnat du monde qu’il organise. A ses côtés : une belle équipe de personnes avec de l’expérience ainsi que des bénévoles fidèles arrivés tout droit de métropole.

« Nous sommes venus accompagnés de 85 bénévoles de métropole, dont certains sont des guides de montagne, des médecins expérimentés… », a indiqué Pascal. Ces bénévoles sont un formidable soutien, ils sont bien plus nombreux que sur les autres courses. Au total, il y aura 19 CP avec deux bénévoles à chacun d’eux. Un des bénévoles avec qui je me suis entretenu m’a expliqué qu’il allait être posté quatre jours et demi sur une partie de la fin de la course.

Je me suis également renseigné sur le container utilisé par l’organisation provenant de métropole. « Nous avons anticipé et envoyé un container il y a un peu plus de deux mois. Il contenait 24 kayaks étant donné que nous n’en n’avions pas suffisamment sur place. Nous avons prévu de les laisser sur l’île afin que les clubs locaux puissent les utiliser. »

En résumé, c’est un événement formidable et la planification de la course a été un vrai challenge. « J’ai travaillé un an et demi sur cette course. Dûe au niveau de difficulté, la progression sur le parcours est vraiment lente et donc le travail est plus long. Les coureurs vont parcourir des canyons jamais explorés auparavant et je pense qu’ils seront surpris. Ils ne se doutent pas à quel point leur progression sera lente.

« J’ai ce projet de course depuis longtemps, mais nous avons dû opérer de nombreux changements par rapport au Parc National. C’était difficile de trouver un arrangement et de faire tous ces changements de dernière minute mais ça fait parti du job. Même si ce n’est pas la partie que je préfère … Nous sommes ici en France mais nous ne sommes pas une organisation créole, nous venons de la métropole et ce n’est pas toujours évident de gagner la confiance des Réunionnais et de tisser des liens. »

« La course la plus connue ici est le Grand Raid (connu sous le nom de la Diagonale des fous). C’était difficile d’expliquer que nous ne sommes pas un trail mais bien une course aventure. Nous ne sommes pas non plus en compétition avec le Grand Raid. Comme nous nous installons toujours dans de nouveaux endroits, il faut à chaque fois expliquer en quoi consiste une course aventure. Je pense que les habitants ont désormais pris conscience de l’ampleur internationale de cet événement et ils sont heureux de nous voir ici. »

Je lui ai demandé ce qui, selon lui, surprendrait le plus les coureurs. « Je pense que ça sera la diversité. A l’Est de l’île, les paysages sont luxuriants et humides alors qu’à l’Ouest, tout est beaucoup plus sec. Et bien sûr, les volcans sont réellement impressionnants ».

Il a ajouté : « Mon objectif est de faire découvrir ce beau pays qu’est la France et de permettre de le découvrir. La course est un bon moyen de faire ça et je pense que les équipes, ainsi que les bénévoles, seront bouches bées par la Réunion. Tout le travail et l’organisation en amont ont pour but de leur permettre de venir ici afin qu’ils voient par eux-mêmes à quel point cet endroit est magique. »

 

Texte : Rob Howard

Traduction en Français : Raid in France

© Jean-Jacques Raynal

Un prologue festif et inédit

Publié le 7 novembre 2018


Le prologue du championnat du monde des courses aventure a pris une forme inédite : un relais de Kours la Rou dans les rues de Hell-Bourg, commune de Salazie.  Accompagnée d’un cinquième relayeur, chaque équipe a découvert, sur près de deux kilomètres, ce jeu typique de La Réunion et appris à contrôler une roue de voiture avec deux bâtons de goyavier.

« Une épreuve originale avec une super ambiance qui nous a permis de partager des moments de complicité avec l’enfant. Nous avons aussi rencontré des habitants et discuter avec eux », Mickaël Serrano, Los Bomberos 81 (47).

« C’était une bonne idée d’associer les habitants au prologue. On s’est bien amusé avec l’enfant, on a formé une bonne équipe », Thiago Bonini, Uruguay Natural US(16).

Classement kours la rou

Les vérifications se poursuivent

Publié le 5 novembre 2018

Pour le deuxième jour, le ballet des coureurs s’est poursuivi au Village du championnat du monde des courses aventure. Sous le soleil réunionnais, 27 équipes se sont succédé aux différents stands des vérifications obligatoires. Demain, les deux dernières achèveront avant 16 heures ce rituel d’avant-course. Place ensuite  au briefing des coureurs, moment très attendu durant lequel le voile sera levé sur la course. La journée se terminera par la cérémonie d’ouverture de ce championnat du monde.

 

Les garants de l’équité

Publié le 5 novembre 2018

La Française Béatrice Lambert et l’Américain Adrian Crane sont les deux membres du jury du championnat du monde des courses aventure 2018. À quelques jours du coup d’envoi, ils expliquent leurs missions et leurs rôles.

Qui sont les jurés du championnat du monde des courses aventure 2018 ?
Béatrice Lambert :
Depuis plusieurs années, je fais partie de l’équipe d’organisation de Raid in France, la manche française de la coupe du monde des courses aventure. Je m’occupe en particulier de la gestion des équipes. Depuis quelques éditions, j’endosse aussi le rôle de jurée pendant la course. Ce rôle me permet de retrouver le monde des raids aventure que j’ai connu en tant que coureuse des Raid Gauloises, de l’Echo-Challenge… Je revis aujourd’hui une expérience intense avec une équipe extraordinaire, mais cette fois-ci du côté de l’organisation.
Adrian Crane : Moi aussi, j’ai participé à de nombreux raids aventure à travers le monde. J’aime les sports outdoor et les défis. J’ai par exemple gravi les plus hauts sommets de chaque états des États-Unis en 101 jours.

Pourquoi avez-vous accepté d’être juré de la course ?
Béatrice Lambert : En tant qu’ancienne coureuse de raid aventure, je reste très attachée au respect des règles par toutes les équipes afin de garantir l’équité. Condition indispensable pour que la course soit juste et les équipes valorisées sur leurs performances.
Adrian Crane :  C’est la première fois que je suis juré pour une course  organisée en France. J’ai accepté sans hésiter, un championnat du monde est toujours un événement intéressant à vivre. Notre rôle est important : la course sera belle si les règles sont respectées.

Quel est votre rôle durant la course ?
A.C. :
Sur une compétition de ce niveau, le respect des règles est fondamental pour que l’équipe victorieuse qui gagne soit réellement la meilleure. Donc, nous veillerons durant la course au respect du règlement et nous trancherons en cas d’incertitudes ou de réclamations.

B.L. : Nous irons à la rencontre des équipes en différents points de course… et nous ne serons pas des rigolos !  Nous effectuerons des contrôles du matériel obligatoire, veillerons au bon comportement des équipes, aussi bien par rapport à l’environnement que les unes envers les autres… Nos resterons en lien avec le directeur de course pour gérer n’importe quel imprévu, notamment météorologique, et les impératifs de course.

Pour vous, La Réunion is magic ?
A.C. : C’est une totale découverte. Il y a quelques mois, je n’étais même pas sûr de savoir situer l’île précisément sur une carte !  D’après mes infos, les paysages et les territoires vont être surprenants.
B.L. : Je connais La Réunion, je sais d’expérience que la course va être magnifique, les paysages se prêtent parfaitement aux courses aventure. Les coureurs vont en prendre plein les yeux…

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