Raid in France - ADVENTURE RACING | WORLD SERIES

Avaya au 7e ciel

Publié le 13 novembre 2018

Nathan Fa’avae, Chris Forne, Stuart Lynch et Fleur Pawsey ajoutent un nouveau titre à leur impressionnant palmarès ; ils ont coupé, mardi à 3 heures du matin, la ligne d’arrivée de ce championnat du monde des courses aventure. 7ème titre en poche depuis  2011 pour cette équipe emblématique de la discipline ! Le team termine la course en 117 heures, soit presque 5 jours pour avaler les 425 kilomètres et 16 000 mètres de dénivelé positif.
« La Réunion est vraiment un endroit particulier, dont je n’avais jamais entendu parler avant l’annonce officielle de ce championnat. La diversité des paysages a offert une course intéressante pleine de surprises… », Stuart Lynch

 

 

Les champions du monde sont lancés

Publié le 11 novembre 2018

Pour ce quatrième jour de course, les équipes étaient toutes regroupées dans l’est de l’île : les premières sont parties à l’assaut du Piton de la Fournaise, tandis que leurs poursuivantes étaient encore dans la portion de packraft sur les trois rivières ou entre Saint-Benoit et Saint-Philippe via l’Anse des Cascades.
Les vitesses de progression sont assez conformes aux pronostics, même si la machine Avaya (1), conduite par les multiples champions du monde en titre, semble désormais lancée. En une journée, ils ont descendu toute la côte Est en VTT ou à pied, sont remontés le long de l’enclos Fouqué, la plus récente des caldeiras formée par le volcan de la Fournaise, redescendu dans la rivière des Remparts en passant par la grotte en tunnel de lave de Mapou. Soit plus de 120 kilomètres, avec un objectif en tête : rejoindre Saint-Pierre, ville de départ de la portion de kayak de mer. Une section de 37 kilomètres jusqu’à Saint-Leu sur laquelle la navigation est autorisée uniquement de 5 heures du matin à 19 heures. Derrière eux, le podium semble se dessiner avec les Français de 400Team Naturex (3) et les Suédois d’Haglöfs Silva (6), poursuivis par 9 équipes, dont les Estoniens d’Estonian Ace Adventure (4) et les Chinois de The North Face Adventure (34), auteurs d’une très belle course.
Le milieu de tableau, constitué d’une douzaine d’équipes, n’avait pas encore attaqué la remontée sur le Piton en fin de journée, tandis que la fin de course s’apprêtait à passer une nuit de repos sur les rivières de l’Est, fermées à la navigation la nuit.
Au chapitre des abandons de la journée : l’équipe Swedish Armed Forces Aventure (5), dont Oskar Svärd a chuté en VTT et s’est cassé une côte ; l’équipe My Tower Aquitaine Safety (37) en raison des douleurs à la jambe ressenties par Olivier Marlande (ses coéquipiers continuent à trois) ; et l’équipe Racing Denmark Adventures (51) pour fatigue générale de tous les coéquipiers.

En route pour le Piton de la Fournaise

Publié le 11 novembre 2018

La star de l’île attend aujourd’hui les équipes de tête. La troisième section de trek (32 km et 3 150 mètres de dénivelé positif) emmènera les coureurs au sommet du Piton de la Fournaise (2 632 mètres). Une portion annoncée comme difficile qui passe sur des chemins peu empruntés et très sauvages, mais grandioses dans son paysage comme la plaine des Sables, vaste étendue lunaire aux reflets mordorés et rougeâtres d’une beauté irréelle délimitée par le rempart des Sables et le rempart du pas de Bellecombe. Les Néo-Zélandais d’Avaya (1) ont débuté leur ascension à 8h07 de ce colosse, suivis des Français de 400TEAM Naturex à 9h29.
Derrière, 8 équipes, emmenées par Haglöfs Silva (6), Estonian Ace Salomon (4) et Lozère Team2raid (21), tentent de suivre le train imposé par le duo. Elles progressent actuellement sur la deuxième section de trek, entre AT3 et AT4, sur les sentiers traversant les coulées de lave formées par les éruptions successives du Piton de la Fournaise, dont la spectaculaire coulée de 2007.
En queue de course, toutes les équipes ont achevé le premier trek et embarqué dans leur packraft. Elles naviguent sur les trois rivières composant la deuxième section. Excepté les Louves des 2 Alpes (63)  qui ont décidé de prendre le cut*. L’équipe 100% féminine est «coupée» sur un itinéraire plus court : elle n’effectuera pas la section B de packraft, entre AT1 et AT2. Les quatre filles s’engageront directement sur la section de VTT (41 km) à travers les champs de canne à sucre et la coulée de lave de 1977.

* Les cut correspondent à des portes horaires permettant de réguler la course et de minimiser les écarts entre les premières et les dernières équipes. Ainsi, si une équipe passe à certaines aires de transition (AT) ou check points (CP) après ces cut, elle sera dirigée vers un autre CP/AT.

Kite, CP, AT : kesako ?

Publié le 10 novembre 2018

Sur les courses aventure, les équipes progressent en orientation, en autonomie, et sans GPS, de point obligatoire en point obligatoire. Sur leur carte figurent trois sortes de points différents : ceux marqués K correspondant à des balises d’orientation (kite en anglais) ; ceux marqués CP (Check point) où deux bénévoles accueillent les équipes et pointent leurs temps et enfin ceux marqués TA (Aire de transition) où les coureurs changent d’activité.

Qui a bien dormi ?

Publié le 10 novembre 2018

L’organisation impose aux équipes de prendre un total de 12 heures de sommeil obligatoire sur l’ensemble de la course, par tranche de 30 mn minimum à 4 heures maximum. Ces temps de repos sont pointés aux CP et aux AT. Leur gestion est donc stratégique, notamment pour les équipes de tête. Point ce jour à 11 heures.

Les rivières au programme

Publié le 10 novembre 2018

 

Journée aquatique sur ce championnat du monde 2018. Alors que les équipes de fin de classement étaient encore dans l’ascension du Piton des neiges, les premières se sont engagées tôt ce matin dans la portion de packraft : 45 kilomètres, 710 mètres de dénivelé positif et 1 370 mètres de dénivelé négatif. En guest stars : les 3 rivières de l’Est que les coureurs descendront… et même remonteront pour ce qui est de la rivière des Roches. Cette section va alterner progression sur l’eau, marche à pied et offrir quelques beaux rappels, notamment dans la cascade du bassin des Aigrettes.
Pour ce qui est des autorisations de navigation de nuit, les règles sont conformes à ce qui avait été annoncé lors du briefing de pré-course : blocage de la rivière du Mât à partir de 19 heures et jusqu’à 5h15 et blocage d’une portion de la rivière des Marsouins à partir de 17 heures et jusqu’à 2h00, ce qui concernera surtout les équipes de milieu et de fin de classement.
Il y avait de l’ambiance ce matin en tête de course lorsque les leaders, arrivés hier à l’aire de transition entre le trek et le packraft (TA1), se sont mis en route. « A l’heure pile, tout le monde s’est élancé, raconte Gilles Lelièvre, l’un des responsables de l’équipe eaux vives et kayakiste de renom pour avoir participer à plusieurs championnats du monde. Après quelques bouchons dans le premier rapide, les choses sont rentrées dans l’ordre. Maintenant, nous allons nous poster sur la rivière des Marsouins où il y a des rapides nécessitant toute notre vigilance. Mais je trouve les coureurs de tête en bonne forme… On leur a mis l’eau à la bouche en leur annonçant la suite du programme, notamment vers la ravine à Dudu ». En cet endroit précis, l’organisation a posé des cordes pour permettre l’accès à la rivière. Cette section, assurément, fera date sur l’île.

Photo : l’équipe  d’organisation lors des nombreuses reconnaissances opérées sur l’île.

Stratégie, stratégie…

Publié le 9 novembre 2018

Nuit stratégique sur la course. Compte-tenu de l’interdiction de navigation à partir de 19 heures sur la portion de packraft de la rivière du Mât, les équipes de tête sont en train de tenter le pari impossible : avaler cette rivière, qui prend sa source au Piton des neiges et traverse tout le Nord de l’île, dans la journée. Elles ont donc progressé vaillamment cette nuit. Certaines ont pris quelques heures de sommeil à la piscine de Cilaos (CP4) ; d’autres ont préféré dormir au gîte de la Caverne Dufour. Les Russes de Red Fox Adventure Team (62), les Suédois d’Haglöfs Silva (6) et de Swedish Armed Forces Aventure (5), ainsi que les champions du monde en titre Avaya (1) ont eu de la chance à ce petit jeu : à leur arrivée au refuge, les touristes s’en allaient et les équipes ont donc pu s’installer plus confortablement.
Reste à savoir maintenant si les coureurs progresseront suffisamment vite pour relever leur défi. « Entre le bas du Piton des neiges et jusqu’à AT1, la progression n’est pas évidente, a indiqué Pascal Bahuaud, directeur de course. Le sentier du Bras des Lianes n’est vraiment pas facile et les équipes commencent à être fatiguées ; elles ont mal au pied et reprennent des vitesses de progression plus conformes à nos pronostics ». Le Néo-Zélandais Nathan Fa’avae s’est cogné le genou contre un rocher ; son coéquipier Chris Forne porte actuellement un double sac à dos contenant tous les baudriers nécessaires à la portion de cordes dans les Aigrettes.
Pour ce qui est des équipes de milieu et de fin de classement, tout se passe plutôt bien. Celles qui arrivent à la piscine de Cilaos (CP4) prennent le temps de dormir, conformément à ce que l’organisation avait prévu. Les autres, plus en amont sur le parcours, restent dans des temps normaux.

A noter :
Team FMR (7): pénalité de 2 heures au CP4 pour matériel défectueux (lampe stromboscopique)
Team Transdev (19) : abandon du capitaine Jorge LLano en raison de crampes très douloureuses ; l’équipe continue à 3 mais hors-classement.

400 Team Naturex prend le lead

Publié le 8 novembre 2018

Ce championnat du monde des courses aventure à La Réunion propose aux 236 coureurs engagés un périple de 425 kilomètres au travers des plus beaux espaces de l’île. Les premiers mettront de 4,5 à 5 jours pour relever le défi et les derniers, de 7 à 8 jours. Un challenge tout autant physique que moral tant la progression s’annonce rude.
Aux premières heures de la course, depuis le village perché de Hell Bourg, le piton des neiges a envoyé un message de bienvenue aux coureurs en s’extirpant du brouillard qui l’enveloppe si souvent. Depuis la ligne de départ, tous ont admiré ce sommet emblématique des cirques de Salazie, Mafate et Silaos, le trio justement au programme de cette première journée et surtout de la section inaugurale de l’aventure : un trek de 106 kilomètres et 7 200 mètres de dénivelé positif. Aujourd’hui, les coureurs ont progressé entre les villages de Hell Bourg et de Cilaos dans une végétation dense et tropicale, laissant par endroit pointer de magnifiques vues à 360°. Ils ont aussi enchaîné trois rappels sur corde dans le canyon de Bras Marron et emprunté celui de Fleur jaune, l’un des plus célèbres de l’île pour son esthétique et sa verticalité. A ce jeux, ce sont les Français de 400 Team Naturex (3) qui ont pris l’avantage. Ils sont entrés dans la course avec méthode et une rigueur de métronome, gagnant du temps à chaque pas pour arriver en tête au check point 4 (CP4) de Cilaos, installé dans la piscine du village. A leurs trousses, les Suédois d’Haglöfs Silva (6), les Français de DSN 74 Hoka (17), les Néo-Zélandais et champions du monde en titre d’Avaya (1) et les autres Suédois du team Swedish Armed Forces Aventure (5). Un abandon est déjà à déplorer : celui de l’équipe britannique Peaklife Sport (39), dont l’une des féminines, Christine Howard, soufre de troubles grippaux. En fin de journée, toutes les équipes avaient franchi le CP2, à Aurères, au coeur du cirque de Mafate. C’est désormais une longue nuit de progression qui se profile pour tous.

Incollables sur la course !

Publié le 8 novembre 2018

Parmi les 59 enfants réunionnais qui ont participé au défilé des drapeaux et au prologue, sept d’entre eux sont scolarisés au sein de l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) de l’établissement Joseph Hubert situé à Saint-Joseph. Elisabeth Teissier et Delphine Pélerin, leurs enseignantes, reviennent sur cette aventure exceptionnelle vécue par la marmaille. 

Qu’est ce qui vous a incité à participer au prologue ?
Elisabeth Teissier
: Quand le responsable de la base de kayak de Saint-Pierre nous a informé de cet événement, nous avons saisi l’opportunité pour monter un projet éducatif. Nous étions persuadés que nos enfants déficients possédaient la capacité à relever le challenge. La rencontre avec Pascal Bahuaud nous a conforté dans notre volonté. Son discours nous a rassuré  sur notre projet et séduit en nous assurant qu’il ne traiterait pas différemment notre marmaille des autres participants.

Comment se sont préparés les enfants à ce prologue ?
E.T.
: Depuis la rentrée scolaire en août dernier, nous avons orienté l’enseignement de nos 17 élèves autour du championnat du monde des courses aventures. Nous avons abordé la lecture via le site internet, la géographie avec les pays participants et, bien sûr, le sport par un entrainement au kours la rou… Le règlement de la course a été mis aussi en images afin de faciliter sa compréhension. Ce travail a permis de sensibiliser les enfants au respect des règles et de leur apporter des repères.
Delphine Pélerin : Notre collègue enseignant Thomas Barbereau, qui participe au championnat du monde au sein de l’équipe Run Zourit (56) est venu un après-midi à la rencontre des élèves. Il est venu avec son matériel de course, notamment son VTT et son packraft que chaque enfant a dédicacé. La marmaille lui a posé toute sorte de questions sur la gestion du sommeil, la nourriture, l’hygiène…

Quel bilan faites-vous de votre participation ?
D.P.
: Les enfants sont sur un petit nuage depuis hier. Certains ne quittent plus leur dossard et ont même dormi avec. L’accueil des équipes et du staff a été exceptionnel. Notre marmaille s’est sentie valorisées et incluses dans l’événement. Merci aux organisateurs et aux équipes pour ce moment particulier qui leur ouvre de nouvelles perspectives. Pour la majorité d’entre eux, ils ont découvert un nouveau monde accessible : pour la première fois, ils ont entendu parler étranger, notamment danois, quitté le sud de l’île, déjeuné au restaurant…
E.T. : Notre marmaille s’est bien illustrée en terminant notamment 2e avec l’équipe Racing Denmark adventures (2) et 8e avec les Run Zourit (56). Mais au-delà de la compétition, cette expérience nous donne des ailes et l’envie de poursuivre. Nous envisageons de leur organiser l’année prochaine une mini-course aventure  sur deux ou trois jours avec un trek à Mafate, une descente en raft de l’une des rivières de l’Est et une section de VTT. Reste à financer le projet…

 

C’est parti !

Publié le 8 novembre 2018

À 6h du matin, ce sont les Espagnols de Columbia Vidaraid (2) qui ont pris le départ de ce championnat du monde des courses aventure à La Réunion en premier ; ils sont les gagnants du prologue d’hier, disputé sous la forme d’un kours la rou en relais dans le village d’Hell Bourg. Derrière eux sur la ligne de départ : les Danois de Racing Denmark Adventures (51) et les Français de Bim Bim Team (35). A 6h45, les 59 équipes avaient leurs cartes et leurs road books en main, prêtes à s’engager dans un long périple de 425 km. L’île sera en effet le théâtre de ce championnat du monde durant 5 à 8 jours de course non-stop.

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