Raid in France - ADVENTURE RACING | WORLD CHAMPIONSHIP | NOVEMBER 5 – 16 2018| REUNION IS MAGIC

Les filles en pôle-position

Peu de sports permettent une pratique mixte : garçons et filles engagés dans un même défi, une même passion, une même aventure. Les raids multisports de nature sont basés sur ce concept, tant au niveau national qu’international.
Du coup, les filles sont la perle rare, une sorte de Graal pour leurs coéquipiers. Et tous les garçons le disent, elles apportent à l’équipe une grande sérénité doublée d’une vraie maturité.
Jamais elles ne flanchent ; toujours elles relancent la machine. Ce sont souvent les pivots de la victoire, quel que soit l’objectif poursuivi par leur équipe.
Raid in France leur rend hommage ici. Et pour cela, rien de mieux que de les écouter. Merci mesdames.

Carine Porret

(Équipes YogiTea & VTOPO)
4 Raid in France à son actif

 « La féminine est choyée. »

Pourquoi participez-vous à Raid in France ?

C’est un raid à part parmi tous les raids qui existent aujourd’hui en France… on vit une vraie aventure à 4 en totale autonomie. Chaque édition nous fait découvrir des régions magnifiques et nous donne l’impression de nous surpasser !

Comment vivez-vous cette aventure ?

J’aime beaucoup le concept de « raid expédition », on partage des moments très fort en équipe, on se serre les coudes et on avance, on pratique des activités très variées et il faut être vraiment polyvalent, ça me plait ! C’est un beau défi sportif et humain !

Qu’est-ce que vous en retenez ?

On apprend beaucoup sur soi, en repoussant loin ses limites physiques. Mais j’en retiens surtout des beaux moments avec les coéquipiers, souvent même les plus belles galères restent comme des grands souvenirs !

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Le plus dur reste la gestion du manque de sommeil sur la durée du raid, 5 à 7 jours c’est long ! Pas simple de savoir quand et combien dormir pour progresser au mieux sans être trop cuit et ne plus faire les bons choix !

La place de la féminine est-elle difficile à vivre ?

Non je ne crois pas, chacun apporte ce qu’il peut dans l’équipe et dans des raids longs, plus les jours passent plus les niveaux physiques se lissent entre garçons et filles. On sait qu’on va peut-être devoir serrer les dents au début quand ça part vite, mais par la suite on pourra aussi aider. Et j’ai plutôt toujours ressenti que la féminine était choyée…

Un dernier mot ?

Merci à Pascal et toute l’équipe d’organisation de nous offrir ces belles aventures ! Il y a toujours une ambiance au top avec les bénévoles et ça aussi c’est un régal qui donne envie d’y retourner !

 

Sandrine Béranger

(Équipe Raidlight)
4 Raid in France à son actif

« Chacun apporte à l’équipe des forces et une personnalité qui lui sont propres. »

Pourquoi participez-vous à Raid In France ?

C’est une histoire de cœur : c’est un raid 100 % comme j’aime, c’est celui qui me fait vibrer, me fait me dépasser, me fait vivre une aventure hors du commun sur un parcours éblouissant.

Comment vivez-vous cette aventure ?

Forcément très bien. Très rapidement, je rentre dans l’Aventure et j’oublie tout le reste (sauf ma fille tout de même).

Qu’est-ce que vous en retenez ?

Les moments forts vécus en équipe, difficiles ou euphoriques, les paysages somptueux, et par exemple :

– Lorsqu’on se perd ou qu’on ne trouve pas le passage pour accéder à une balise.

– Les options prises genre « tout droit dans la végétation » ou « pieds dans le ruisseau »

– La bataille en kayak en pleine nuit contre les rochers, 10 fois tomber à l’eau et 10 fois remonter sur le kayak en priant pour que le jour se lève vite sur l’édition 2012

– « Le vallon de la mort », 12h en pleine nuit à chercher à sortir d’un canyon VTT en portage, sur l’édition 2009

– Les 2 heures avant l’arrivée sur Serres, lorsque la victoire paraît inéluctable

– La Brèche de Rolland, col de Morges, Freissinières, Rochebrune, le Pic de Bure, le col du Sélé et les Ecrins, le Queyras, la Vallée des Merveilles…

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Le plus difficile bien sûr est de lutter contre le sommeil.

La place de la féminine est-elle difficile à vivre ?

Non, en course je suis un membre de l’équipe comme les autres, et je suis un Raideur avant d’être une femme. Je ne revendique aucune place ni aucune attention particulière, si ce n’est bien sûr que chacun apporte à l’équipe des forces et une personnalité qui lui sont propres…

Un dernier mot ?

Longue vie à Raid in France…

 

Anne Simon

(Équipe Arverne Outdoor)
2 Raid in France à son actif

« C’est un pur bonheur, une disponibilité totale au service de l’équipe, de l’aventure humaine et de la liberté. »

Pourquoi participez-vous à Raid In France ?

Je suis passionnée de sport de pleine nature. J’aime honorer un contrat avec un team et en particulier Arverne Outdoor pour Raid in France avec Stéphane Dumortier comme capitaine d’équipe. Courir en France, sur des territoires magnifiques c’est très motivant. Chaque région, chaque département français révèlent un excellent potentiel pour les activités de pleine nature. Jouer la carte France me paraît très important pour ses paysages, pour son organisation irréprochable, sa convivialité.

Comment vivez-vous cette aventure ?

A fond, avec un engagement à toute épreuve lorsque je réponds positivement à un team. Il n’en reste pas moins beaucoup de stress dans la préparation physique et matériel au regard de ma famille, de ma vie professionnelle et de mon engagement communale et associatif. Une fois le départ donné, c’est un pur bonheur, une disponibilité totale au service de l’équipe, du goût de l’effort, de l’aventure humaine et de la liberté.

Qu’est-ce que vous en retenez ?

L’esprit d’équipe, l’entraide entre coéquipiers, la complémentarité des compétences, les émotions que la course procure. La disponibilité des bénévoles pour le transport de nos caisses. La fierté que cela procure lorsqu’on se dit  « j’y étais », « je me suis donnée les moyens d’y participer ». Le bien être après l’effort physique intense et de longue durée.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Communiquer davantage sur mon expérience à travers la France et le monde des médias, mes proches, mes élèves dans le but de développer cette activité qui véhicule à mon sens d’excellentes valeurs pour nos jeunes générations : le goût de l’effort, le respect de la nature, l’esprit d’équipe. Plus techniquement, s’imposer sur les choix d’itinéraire.

La place de la féminine est-elle difficile à vivre ?

Non lorsqu’on est considéré comme une parle rare. Oui lorsqu’on est considéré comme du « matériel obligatoire » et que l’on ne nous fait pas confiance. Rassurez-vous en ce qui me concerne, je ne suis jamais dans cette dernière situation et j’en remercie mes nombreux coéquipiers.

Un dernier mot ?

J’assume le faite d’être dingue ou « barjot » de sport de pleine nature à partager avec bonheur, parfois avec douleur, avec des coéquipiers ou coéquipières partageant les mêmes valeurs de l’effort, de l’aventure et de répondre à un même objectif d’équipe, la réussite de cet objectif. En bref « donner le meilleur de soi-même ».

 

Sophie Hart

(Équipe Seagate, championne du monde en 2012)
1 Raid in France à son actif

« RIF 2012 a été la plus belle expérience de raid aventure que j’ai vécu. »

Pourquoi participez-vous à Raid In France ?

La France est un pays magnifique, le paysage est éblouissant ! J’adore les courses qui se déroulent dans les montagnes ! Et… la nourriture est excellente…

Comment vivez-vous cette aventure ?

J’adore l’aventure et les challenges. Pour moi c’est donc toujours amusant d’être dans la nature et d’explorer des lieux inconnus ; même si je n’ai pas dormi durant plusieurs jours.

Qu’est-ce que vous en retenez ?

Les gens et le soutien qu’ils nous ont apportés. C’était aussi motivant que si nous courrions à la maison et très gratifiant d’avoir tant de supporters durant notre course.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Durant Raid in France 2012, mes coéquipiers ont du faire face à différents ennuis de santé du, en parti, à un effort prolongé en altitude et, très certainement, à l’eau que nous avons bu. Deux de mes équipiers étaient très malade et ne pouvaient s’employer que à 50% de leurs capacités habituelles, pendant une bonne partie de la course. Pour moi, le plus grande difficulté est souvent de rester éveillée !

La place de la féminine est-elle difficile à vivre ?

Non. Ils sont trois des meilleurs hommes de cette planète et s’occupent très bien de moi.

Un dernier mot ?

Raid in France 2012 est la meilleure expérience de Raid Aventure que j’ai vécue – le tracé, les paysage, les gens. J’espère que un jour nous seront de retour…

 

Myriam Guillot

(Équipe ThuleAdventure)
2 Raid in France à son actif

« 2012 en France, c’était énorme et magique. »

Pourquoi participez-vous à Raid In France ?

Car c’était, en 2012, l’épreuve du championnat du monde et que je suis passionnée par les raids, que je vis raid et que j’adore découvrir des coins perdus que l’on ne peut explorer que grâce au raid aventure…

Comment vivez-vous cette aventure ?

Les 2 éditions que j’ai faites étaient différentes sur de nombreux points, le lieu, l’expérience… La première était mes débuts dans le raid et ça me semble loin donc je ne vais pas m’y attarder. Par contre l’an dernier restera gravé à jamais dans ma petite tête. Je ne vais pas non plus me rabâcher mais on perd notre titre alors que j’étais à la maison. J’ai vécu 10 ans dans les territoires de cette finale française, et c’était mes années où je passais mon temps à me balader, cueillir du génépi et à skier. Bref c’était comme un rêve… quand on nous donnait les cartes, je connaissais presque tout ! Mais finalement cette situation nous a desservi car il était louche de toujours dire, je connais, je connais ici aussi… et l’orienteur ne voulait plus m’écouter. Et c’était super frustrant pour moi.

A cela s’ajoute le manque de forme d’un de nos coéquipiers ; du coup on a du se contenter de cette 2ème place alors qu’aujourd’hui je me pose encore la question : « comment a-t-on pu être si mauvais et ne pas réussir à être une équipe soudée alors que nous sommes tous amis ! »

Qu’est-ce que vous en retenez ?

Cette défaite a eu un effet bénéfique car nous avons parlé de nos erreurs et nous avons encore appris sur nous-mêmes, nos réactions…Mais ce que j’en retiens le plus, c’est que Pascal Bahuaud a fait un super parcours. Pour être honnête, c’était énorme et magique. Je ne suis pas chauvine mais là on n’a rien à envier aux autres organisations concernant le parcours. Tout avait une logique dans l’enchaînement des activités et on peut dire aussi que notre sport est parfait pour faire découvrir et promouvoir notre pays, donc un raid comme celui-ci j’encourage tout le monde à le faire…

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Sur le plan de la gestion de l’équipe, nous n’étions pas au top et nous avons tous de l’eau à mettre dans notre vin.

La place de la féminine est-elle difficile à vivre ?

Non, car je ne me considère pas vraiment comme la féminine mais plutôt comme un coéquipier parmi 4. Une équipe c’est 4 personnes différentes réunies pour un même objectif, c’est un peu une mini société avec des hommes et des femmes.

Un dernier mot ?

Vous savez tous que depuis l’an dernier une Fédération de raid a été créée en France grâce à des personnes qui croient en notre sport, alors pour tous ceux qui ne sont pas encore licenciés… vous savez ce qui vous reste à faire !

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