Raid in France - ADVENTURE RACING | WORLD CHAMPIONSHIP | NOVEMBER 5 – 16 2018| REUNION IS MAGIC

Classement officiel ARWC 2018

Publié le 16 novembre 2018

Promesse tenue

Publié le 16 novembre 2018


©JJRaynal

La Réunion a tenu toutes ses promesses

Les championnats du monde 2018 des courses aventure se sont achevés ce vendredi 16 novembre avec l’arrivée des derniers teams, dont celle de la valeureuse équipe réunionnaise Run Zourit, qui a bouclé l’intégralité du parcours en 8 jours non-stop. Un véritable exploit sur cette île marquée par l’histoire sportive du Grand Raid, qui a découvert avec surprise mais aussi beaucoup de générosité que l’on pouvait également pédaler, escalader, progresser en mer ou sur les rivières.

Les raids aventure ne sont pas tout à fait un sport comme les autres. La longueur de temps – plusieurs jours de compétition non-stop -, l’investissement personnel, l’engagement physique, l’obligatoire esprit d’équipe, la nécessaire gestion du sommeil, l’angoissante autonomie de progression… font qu’ils génèrent des histoires multiples, lourdes parfois, légères souvent, et marquent les esprits à tout jamais.

Dans le cadre « magic » de La Réunion, cette édition 2018 n’a pas failli à la règle. Tous les coureurs ont vécu des moments intenses que certains partagent avec émotion sur la ligne d’arrivée et que d’autres gardent secrets. Une nouvelle fois, les Néo-Zélandais d’Avaya, multiples champions du monde en titre, ont écrit l’histoire de la tête de course. S’ils n’ont pas mené de bout en bout, ils ont géré leur progression avec la régularité de métronome et la lucidité qu’on leur connaît. Parmi cette bande de quatre presque légendaire, Chris Forne, l’orienteur génial, et Stuart Lynch, la force tranquille, épinglent un 7éme titre mondial à leur dossard. Sur le podium avec eux, les Suédois d’Haglöfs Silva et les Français de 400Team Naturex, tout juste séparés de 2 minutes sur la ligne après 5 jours de course.

Au classement général, 28 équipes ont accompli l’intégralité du parcours, soit 425 kilomètres et 16 000 mètres de dénivelé positif. Les Réunionnais de Run Zourit ont touché ce graal de la full course au bout de 8,5 jours de progression non-stop dans la jungle de l’île, ses volcans, ses rivières, son littoral. « Cette course est folle, a indiqué Thomas Barbereau sur la ligne d’arrivée. Nous avons découvert notre île sous un autre jour, avec le regard de la fatigue. Porter le vélo au lieu de monter dessus, remonter des rivières au lieu de les descendre, goûter à la chaleur du Piton de la Fournaise puis à des pluies intenses… Progresser, ensemble, pendant une semaine, gérer au mieux le sommeil, les coups de fatigue, les doutes ! Quelle aventure incroyable ! ». Tous les coureurs ont loué le sens de l’accueil des Réunionnais. Ici, un habitant qui leur indique le passage ; là un autre qui leur offre à manger… Le sel de la petite histoire dans la grande histoire.

Place, maintenant, au championnat du monde 2019, programmé dans un an au Sri Lanka. Une île, encore, faite de forêts tropicales, de plaines arides, de montagnes et de plages de sable où s’écriront à nouveaux de belles épopées.

Plus que quatre !

Publié le 16 novembre 2018

Daniel Masy, Team Belgium (48).
Il ne reste plus que quatre équipes en course ce matin, dont les Belges du Team Belgium et les locales de l’aventure, Run Zourit, qui franchiront la ligne d’arrivée au village Corail aux alentours de 10 heures. Les Belges sont des habitués de l’épreuve, emmenés par le légendaire Daniel Masy, qui a disputé les 10 Raid in France et plusieurs Raid Gauloises, aux origines du sport. Les Réunionnais de Run Zourit, quant à eux, sont en train de signer une course magnifique. Certes, ils franchiront peut être la ligne parmi les derniers mais en ayant disputé l’intégralité du parcours, ce qui les installe dans le Top 30 de ce championnat du monde des courses aventure. C’est un véritable exploit que signent là Olivier Gautier, Thomas Barbereau, Loïc Hue  et Alexandra Renaud.

Mauvaise mer et gros temps

Publié le 14 novembre 2018

 

Journée difficile pour les équipes encore en course en raison d’une mer très agitée et de fortes pluies dans la région du volcan et dans le sud-est de l’île. Souvent sur les courses aventure se vérifie un phénomène étrange : une dégradation progressive des conditions météo, qui impacte de manière un peu injuste les coureurs de fin de classement. A la longueur s’ajoutent le froid, la pluie, le brouillard…
Cette étrange loi s’est une nouvelle fois vérifiée sur ce championnat du monde : les équipes de fin et de milieu de classement ont souffert aujourd’hui ! Et l’organisation a été sur des charbons ardents pour trouver des solutions garantissant la sécurité et la suite de la course. « La météo ne va pas forcément s’arranger demain, a expliqué Pascal Bahuaud, directeur de course. Nous avons donc décidé de prendre des mesures par anticipation ». Première décision : la portion de kayak de mer entre Saint-Pierre (AT7) et L’Etang Salé (CP17) a été supprimée. Les équipes démarrent désormais le kayak depuis L’Etang Salé, en direction de Saint-Leu (AT8). Sont concernées : Arverne Outdoor Inoprod (33), TUC Tri Absolu Vaincre la Muco (38), Adeorun (26), Vertical Dissidents (43), Outdoorvalley DSN74 (49), XTT Raid 63 Le Mont Dore (41), Uruguay Natural US (16), Team Belgium (48), Stomlonauts (45), Creps AuvergneRhôneAlpes Ternua (61), Los Bomberos 81 (47), Olympus Red Ants (59), Intersport DSN-74 (42), Run Zourit (56).
Mais attention, toutes ces équipes ne sont pas logées à la même enseigne : certaines sont encore en full course sur le parcours intégral ; d’autres ont été rattrapées par les portes horaires (cut) ; d’autres enfin sont hors classement car progressant à trois coéquipiers.

Journée de challenge

Publié le 14 novembre 2018

En ce petit matin du 14 novembre, alors que le team DSN74-Hoka (17) vient de couper la ligne avec une 9ème place mondiale en poche, c’est une journée de challenge qui se profile sur l’île, notamment pour les équipes de milieu de classement restant en full course. Pour celles qui sont sur la dernière portion de VTT du Maïdo ou sur la mer en kayak, il va falloir gérer l’effort, la fatigue, l’impatience d’arriver. Pour celles qui n’ont pas encore atteint Saint-Pierre, ville d’où démarre le kayak de mer, tout l’enjeu va être de passer les cuts horaires pointant désormais tout au long du parcours. Ces barrières de temps autorisent les équipes à couper des portions du tracé et les poussent plus avant afin de leur offrir le franchissement tant espéré de la ligne d’arrivée. Un premier cut (le C) est programmé ce soir à l’Aire de transition 5 (AT5) du Piton de la Fournaise à 22 heures et l’on sait déjà que tous ceux qui n’embarqueront pas en kayak, demain avant midi, ne pourront pas franchir les cuts suivants. Grosse pression, donc, pour les coureurs qui sont encore sur les treks-VTT de la Fournaise.
Plus bas dans le classement, sept équipes ont été acheminées hier par l’organisation de TA4 (Saint-Philippe) à TA6 (Saint-Pierre) : les teams 40, 44, 46, 50, 54, 55 et 60 (d’autres sont en cours de transfert : 43 et 49). Elles sont reparties au petit matin en direction du Village Corail.

Haglöfs et 400Team au sprint

Publié le 13 novembre 2018

La deuxième place de ce championnat du monde s’est jouée au sprint. Cinq jours tout pile de progression dans la jungle réunionnaise, de rivière en rivière, de volcan en volcan, pour s’offrir un sprint sur la plage de l’Hermitage et se départager de seulement 2 minutes. Haglöfs Silva prend la deuxième place et 400Team Naturex monte sur la 3ème marche du podium. Les deux équipes étaient dans un état second à l’arrivée, épuisées mais aussi bouleversées par ce finish étrange dans un tel contexte. « Ce fut un raid de fou et un final de fou, a déclaré Sébastien Raichon, le capitaine de 400Team Naturex. Ca fait des années que l’on se prépare pour cette île et on savait que ce serait une course pour nous. Le packraft, l’ascension du volcan, le coasteering après l’anse des Cascades, la montée en VTT au Maïdo alors qu’on ne pouvait même plus mettre un pied devant l’autre… c’était super ». Ereinté, ému à l’extrême, Nicolas Seguin, que ses copéquipiers surnomme le Phénix tant il a capacité à renaître de ses cendres, a rassuré le public, les bénévoles et les familles présents sur le fait qu’avec le temps il saurait apprécier ce podium. Le premier de l’histoire de 400Team sur le circuit mondial ARWS.

Avaya au 7e ciel

Publié le 13 novembre 2018

Nathan Fa’avae, Chris Forne, Stuart Lynch et Fleur Pawsey ajoutent un nouveau titre à leur impressionnant palmarès ; ils ont coupé, mardi à 3 heures du matin, la ligne d’arrivée de ce championnat du monde des courses aventure. 7ème titre en poche depuis  2011 pour cette équipe emblématique de la discipline ! Le team termine la course en 117 heures, soit presque 5 jours pour avaler les 425 kilomètres et 16 000 mètres de dénivelé positif.
« La Réunion est vraiment un endroit particulier, dont je n’avais jamais entendu parler avant l’annonce officielle de ce championnat. La diversité des paysages a offert une course intéressante pleine de surprises… », Stuart Lynch

 

 

Les champions du monde sont lancés

Publié le 11 novembre 2018

Pour ce quatrième jour de course, les équipes étaient toutes regroupées dans l’est de l’île : les premières sont parties à l’assaut du Piton de la Fournaise, tandis que leurs poursuivantes étaient encore dans la portion de packraft sur les trois rivières ou entre Saint-Benoit et Saint-Philippe via l’Anse des Cascades.
Les vitesses de progression sont assez conformes aux pronostics, même si la machine Avaya (1), conduite par les multiples champions du monde en titre, semble désormais lancée. En une journée, ils ont descendu toute la côte Est en VTT ou à pied, sont remontés le long de l’enclos Fouqué, la plus récente des caldeiras formée par le volcan de la Fournaise, redescendu dans la rivière des Remparts en passant par la grotte en tunnel de lave de Mapou. Soit plus de 120 kilomètres, avec un objectif en tête : rejoindre Saint-Pierre, ville de départ de la portion de kayak de mer. Une section de 37 kilomètres jusqu’à Saint-Leu sur laquelle la navigation est autorisée uniquement de 5 heures du matin à 19 heures. Derrière eux, le podium semble se dessiner avec les Français de 400Team Naturex (3) et les Suédois d’Haglöfs Silva (6), poursuivis par 9 équipes, dont les Estoniens d’Estonian Ace Adventure (4) et les Chinois de The North Face Adventure (34), auteurs d’une très belle course.
Le milieu de tableau, constitué d’une douzaine d’équipes, n’avait pas encore attaqué la remontée sur le Piton en fin de journée, tandis que la fin de course s’apprêtait à passer une nuit de repos sur les rivières de l’Est, fermées à la navigation la nuit.
Au chapitre des abandons de la journée : l’équipe Swedish Armed Forces Aventure (5), dont Oskar Svärd a chuté en VTT et s’est cassé une côte ; l’équipe My Tower Aquitaine Safety (37) en raison des douleurs à la jambe ressenties par Olivier Marlande (ses coéquipiers continuent à trois) ; et l’équipe Racing Denmark Adventures (51) pour fatigue générale de tous les coéquipiers.

En route pour le Piton de la Fournaise

Publié le 11 novembre 2018

La star de l’île attend aujourd’hui les équipes de tête. La troisième section de trek (32 km et 3 150 mètres de dénivelé positif) emmènera les coureurs au sommet du Piton de la Fournaise (2 632 mètres). Une portion annoncée comme difficile qui passe sur des chemins peu empruntés et très sauvages, mais grandioses dans son paysage comme la plaine des Sables, vaste étendue lunaire aux reflets mordorés et rougeâtres d’une beauté irréelle délimitée par le rempart des Sables et le rempart du pas de Bellecombe. Les Néo-Zélandais d’Avaya (1) ont débuté leur ascension à 8h07 de ce colosse, suivis des Français de 400TEAM Naturex à 9h29.
Derrière, 8 équipes, emmenées par Haglöfs Silva (6), Estonian Ace Salomon (4) et Lozère Team2raid (21), tentent de suivre le train imposé par le duo. Elles progressent actuellement sur la deuxième section de trek, entre AT3 et AT4, sur les sentiers traversant les coulées de lave formées par les éruptions successives du Piton de la Fournaise, dont la spectaculaire coulée de 2007.
En queue de course, toutes les équipes ont achevé le premier trek et embarqué dans leur packraft. Elles naviguent sur les trois rivières composant la deuxième section. Excepté les Louves des 2 Alpes (63)  qui ont décidé de prendre le cut*. L’équipe 100% féminine est «coupée» sur un itinéraire plus court : elle n’effectuera pas la section B de packraft, entre AT1 et AT2. Les quatre filles s’engageront directement sur la section de VTT (41 km) à travers les champs de canne à sucre et la coulée de lave de 1977.

* Les cut correspondent à des portes horaires permettant de réguler la course et de minimiser les écarts entre les premières et les dernières équipes. Ainsi, si une équipe passe à certaines aires de transition (AT) ou check points (CP) après ces cut, elle sera dirigée vers un autre CP/AT.

Kite, CP, AT : kesako ?

Publié le 10 novembre 2018

Sur les courses aventure, les équipes progressent en orientation, en autonomie, et sans GPS, de point obligatoire en point obligatoire. Sur leur carte figurent trois sortes de points différents : ceux marqués K correspondant à des balises d’orientation (kite en anglais) ; ceux marqués CP (Check point) où deux bénévoles accueillent les équipes et pointent leurs temps et enfin ceux marqués TA (Aire de transition) où les coureurs changent d’activité.

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